L'Uruguay est le pays idéal pour déconnecter, se reposer, appréhender la vie autrement. Les estancias touristiques, comme celle de Finca Piedra, en sont l'exemple même.
Passer quelques jours là bas, entre ballades à cheval, à vélo, piscine, farniente...
... vous pourrez aussi
le (bon) vin produit sur place et bien manger, nourrir les animaux (Nandus, Carpinchos, Oies)...
...le temps ralenti, le cerveau se vide, plaisir assuré!
L'air de rien, cela fait déjà dix jours que le carnaval à commencé en Uruguay! Comme vous le savez peut-être, le carnaval de Montevideo est le plus long du monde, il s'étend de fin janvier à début Mars.
Il se compose de plusieurs grands défilés de rues, le défilé inaugural qui regroupe tous les participants du Carnaval (murgas, humouristes, negros y lubolos, los cabezudos, de nombreux chars et même les reines du carnaval élues chaque année), le défilé de llamadas durant lequel des milliers de tambours jouent au rythme du Candombe et font vibrer la ville au cœur de ses quartiers populaires : Palermo et Barrio Sur. Il se compose aussi de dizaines d'événements qui se jouent dans les tablados : humoristes, parodistes et aussi murgas!
Rappelez vous, je vous en avais parlé il y a déjà deux ans
: http://lavidauruguaya.blogspot.com.uy/2014/02/carnaval.html
Je ne suis pas un grand fan de murga, mais l'autre soir, en rentrant du foot, je suis tombé sur "Diablos verdes" et je suis resté scotché! Pendant 40 minutes, en reprenant des musiques populaires remixées en murga, ils traitent de tous les sujets qui ont fait l'actualité en Uruguay en 2015 : grève des enseignants, arrivée d'Uber, le renvoi d'un entraîneur de foot emblématique, soja transgénique, eau polluée, inflation...
Enfin je vous laisse découvrir ainsi une facette de ce qui fait la culture populaire uruguayenne!
Après l'onirisme de No Te Va Gustar, la certitude du réel du Cuarteto de nos, il me manquait l'âme latine et la poésie urbaine dans la gamme des groupes uruguayens, mais c'est bon, j'ai trouvé et je ne m'en lasse pas!
4 pesos de propina, un groupe indépendant qui agite la scène locale et qui monte, on a eu la chance de les voir dans la magnifique antre du Teatro de Verano!
4 pesos, c'est Montevideo, les petites rues ensoleillées, les matins d'hiver et les soirs d'été dans cette maldita ciudad! C'est la poésie de celui qu'on a à l'intérieur, le spectateur au fond de nous, qui nous agite et nous accompagne. 4 pesos c'est une bonne dose de bonne humeur, des rythmes entraînants, en somme : c'est irrésistible!
Ils m'accompagnent le matin dans la voiture en allant au boulot, le soir en rentrant, vous l'aurez compris, en ce moment ils tournent en boucle de part chez nous!
Prendre la route à cinq heures du matin, mettre le cap à l'Ouest, dépasser le port puis les lumières du Cerro et tracer tout droit vers l'Argentine. Très peu de voitures sur la route, on avance bien et la campagne peu à peu s'ouvre à nous, les innombrables vols d'oiseaux croisent notre voiture, on entend les coqs se lever et les vaches nous regardent mollement passer alors que le paysage défile en continu.
Champs et petites forêts succèdent aux zones industrielles et le soleil continue tranquillement sa course nous offrant le plaisir des brumes matinales dans la fraîcheur du matin, la rosée peu à peu se dissipe. Et puis vint l'inévitable station service, j'aime ces stations perdues au milieu d'une longe route, ça me fait penser à un tableau d'Hopper, à ce point d'ancrage après avoir avalé des dizaines de bornes sur les route américaines. Ici ça nous laisse le temps de boire un maté, de respirer la pureté de l'air avant de repartir, la route est encore longue.
Après de nombreuses routes plus petites et moins bien entretenues, on arrive face à la frontière Argentine, une fois les démarches accomplies on franchit un grand pont au dessus du Rio Uruguay.
On rejoint Rosario en passant les villes aux noms étranges de Gualeguaychù, Gualeguay et Victoria, de petites villes industrielles plutôt laides et enfin des marécages à perte de vue des deux côtés de la route, une soixantaine de kilomètres constitués de route et de ponts qui nous permettent d'enjamber le Parana, nous somme à Rosario!
Des immeubles un peu plus haut qu'à Montevideo, un trafic plus chaotique (les feux pas toujours respectés, les priorités et stop quasiment jamais!), mais nous arrivons sans encombre chez nos hôtes, la cousine de Magda.
Depuis l’appartement on voit toute la ville et même le fleuve en contrebas, l'architecture est typique des grandes villes sud-américaines, désordonnée, des belles maisons anciennes côtoient des buildings modernes, des bâtiments prestigieux se retrouve collées à des immeubles décrépis. Qu'importe, cette ville est le berceau d'Argentins tels que Che Guevara, le chanteur Fito Paez, des footballeurs Lionel Messi, Di Maria, Mascherano et bien sur d'el Loco Bielsa!
On nous emmène voir le Monumento de la Bandera qui est l’emblème de la ville et du haut duquel on aperçoit le fleuve et la grande esplanade du centre ville. Et puis on flâne dans les rues à un bon rythme. Le soir la ville s'anime, les gens font souvent la queue pour entrer au restaurant, la cuisine et les bars de style américain y sont plus en vogue qu'en Uruguay!
Le lendemain en nous promenant au bord du fleuve on en apprend plus sur la vie passée du port fluviale, on fait un tour en vélo sur les berges, quelques pêcheurs, une barge passe avec sa cargaison de voiture, lentement... Quand la nuit tombe, la magie opère, les immeubles s'allument peu à peu, se parent de leurs habits de soirée, une autre nuit, une autre aventure...
J’ai eu cette chance, cette chance infinie, d’aller à
l’école en France.
D’avoir pour camarades de classe des Mohamed, des Trahn-Duc,
des M’Bami, des Hernandez, mais aussi des Charles, Marie, Nicolas… Oui, j’ai eu
cette chance d’être né dans ce pays qui dès notre plus jeune âge nous ouvrait
le crâne, pas pour nous laver le cerveau, simplement pour nous ouvrir l’esprit,
nous dire que rien ne nous différenciait, que nous étions tous égaux, nous étions des enfants, nous courrions,
riions et nous disputions ensemble. Nous vivions l’un à côté de l’autre,
insensibles à ce qui pouvait nous éloigner.
Puis on a grandi, dans les mêmes villes, le même pays avec
les même droits et toujours avec cette liberté qui est notre devise, tous
égaux, des frères, une grande famille.
Nous avions des rêves et des ambitions différentes, mais
depuis longtemps nous savions déjà que la différence c’est la vie, les
différences sont notre force, elles ne font pas peur, elles inspirent.
Alors, tous différents et tellement semblable par nos
valeurs, on se réunissait, dans la rue un soir de Juillet 98, pour marcher
contre la haine de l’autre en 2002, pour défendre nos idéaux et notre intégrité
en 2015.
On apprit à gagner ensemble. On apprit à perdre ensemble.
A se soutenir, ne jamais baisser les bras, voir l’avenir
comme un soleil radieux et le présent comme une chance.
Ce sens commun, cette somme de toutes nos différences nous
rend uniques, indivisibles.
Ensemble nous sommes la vie, nous sommes forts, ensemble nous
sommes cette vague insubmersible qui inonde la Terre et que rien ne peut
arrêter.
Et c’est pour ça qu’ils ne gagneront pas.
Et puis Gainsbarre criait « Je suis un insoumis »,
alors soyons Serge, Paul, Shahrazade, Omar, Catalina. Soyons insoumis, soyons
ce que la France sait faire de mieux.
Ici aussi une fois par an sont célébrées les journées du patrimoine. L'occasion d'entrer dans des monuments et des maisons d'habitude fermés au public et de découvrir ou redécouvrir les perles du patrimoine historique et culturel de l'Uruguay.
Cette année nous avons décidé d'aller faire un tour au "Prado", un quartier dans lequel l’aristocratie uruguayenne construisit de nombreuses résidences secondaires à partir de la fin du XIXe siècle.
Le jardin botanique du Prado, qui était anciennement parti de la propriété d'un riche homme d'affaire uruguayen né en France.
Détails sur le toit du musée Juan Manuel Blanes, un peintre uruguayen célèbre pour ses fresques historiques et ses représentations des habitants du Rio de la Plata (gauchos, aristocrates, la fièvre jaune à Buenos Aires...)
Los 33 orientales, oeuvre majeure du peintre tout juste restaurée.